Arts in Health & Care

L’art contre l’alzheimer

February 21, 2007 · Leave a Comment

Cyberpresse | Le Soleil

vendredi 16 février 2007 

Aquarelle créée par Samuel, un octogénaire atteint d’Alzheimer.

L’art contre l’alzheimer

Régis Tremblay

Le Soleil

Dans le brouillard où s’avance ce malade atteint d’Alzheimer perce soudain une lumière, un espoir… Cette lueur le guide vers une éclaircie… vers quelqu’un : lui-même ! Ce rayon d’espoir, c’est l’art.

Cette illumination est arrivée récemment à quatre octogénaires de Montréal : Béatrice, Benoît, Samuel et Victor. Atteints d’Alzheimer, ils se sont réunis tous les jeudis pendant six mois, autour de la thérapeute Pascale Godbout, pour s’adonner à des activités artistiques.

La thérapeute témoigne : « Tous les quatre ont exprimé leur plaisir et leur satisfaction ; tous les quatre ont manifesté de l’enthousiasme, de la bonne humeur et de la joie. Et surtout, tous ont trouvé dans l’art une façon de compenser un peu l’altération de leurs facultés. »

Le résultat fut si encourageant que Pascale Godbout en a fait son sujet de recherche pour l’obtention d’une maîtrise en art-thérapie, à l’Université de Montréal, l’an dernier.

L’art-thérapie n’est pas encore admise par notre système de santé. « Ma profession n’est pas reconnue. Pourtant, les résultats sont là ! » affirme Pascale Godbout, en entrevue, qui fait cette recommandation dans son étude : « On peut souhaiter que les services d’art-thérapie auprès des personnes âgées en perte d’autonomie soient offerts dans tous les centres d’hébergement, qu’ils fassent partie du programme ordinaire de soins et d’activités quotidiennes… »

La thérapeute précise : « Il y a bien quelques séances de dessin dans les centres d’hébergement, mais elles sont classées dans la section bricolage, loisirs et bingos… alors qu’on pourrait en faire de vraies séances de thérapie ! »

L’art dont il est ici question n’est pas du grand art, mais un mode d’expression où l’acte est plus important que le résultat. À partir de quelques techniques simples (collage, dessin, aquarelle), les quatre octogénaires ont réalisé des œuvres naïves, mais significatives.

« Étant inaptes à suivre des directives, ils ont eu toute liberté pour faire ce qu’ils voulaient.

Mais le seul fait de créer a amélioré leur rapport à eux-mêmes et au monde. Béatrice, Benoît, Samuel et Victor en ont ressenti du bien-être, une meilleure estime de soi et un plus fort sentiment identitaire », déclare Pascale Godbout.

Est-ce si étonnant de constater le pouvoir libérateur de l’art sur les personnes déficientes, alors que le geste créateur a toujours eu des effets profonds sur tout artiste, quel qu’il soit ? « Le monde de l’art est plus ouvert que toute autre activité humaine, il est vraiment la lumière au bout du tunnel pour beaucoup de gens », ajoute la thérapeute.

Pour Pascale Godbout, son travail de « débroussaillage » est une promesse, un investissement : « C’est comme planter une graine. J’ai plein d’idées pour prolonger cette expérience. D’ailleurs, la Société Alzheimer s’est montrée intéressée à lui donner suite… »

Source de l’info ICI

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Emotional paintings.

February 21, 2007 · 1 Comment

In conversation with Brian O’Connell
Feb 6 2007

Irish Times
(c) 2007, The Irish Times.

My Working Day

Gerardine Walsh, art therapist, often feels she is acting as a witness to what her clients express through their paintings I am employed with the Health Service Executive (HSE) in South Lee Mental Health Services, as part of a multidisciplinary team that comprises a large range of mental health professions including psychiatric nurses, social workers, psychologists, doctors and counsellors.
This team is community based, so ideally our goal is to prevent admission and provide support and treatment for people in their community and in their home.

I receive referrals from members of the team and this professional contact is not only vital, but it also supports me. My work day usually begins with a team meeting where we discuss patients, after which I prepare the art studio. Usually I then have appointments for one-on-one or group sessions.
The one-on-one session takes one hour while the group takes an hour and a half. I work with a broad spectrum of mental health issues ranging from mild to severe difficulties.

As an art therapist, the image holds meaning for the artist/patient on many levels, both conscious and unconscious. The beautiful thing for me is to sit and be present while people work in a group.
The atmosphere in the room is soft yet focused. If you imagine a child drawing and colouring, there is a bubble of soft concentration. This is what it is like in group art therapy, when patients engage with themselves, totally absorbed in the art-making process and the therapy creeps in all by itself.

The process is non-directive, patients are provided with a range of materials and the session begins with a meditation to ground and centre the group. Part of my job as an art therapist is to put people at ease so that they feel free to use the art materials in whatever way they wish to support where they are. I often see shifts in style or content in a patient’s work. This reflects the patient’s changing relationship with themselves. 
 
Some of my patients like to call this soul work. As I watch a patient work, I often get a sense that they are gently unwinding some trauma from the depths of their soul. My response to the patient is sometimes verbal, talking about their art, the feelings that have come up, their struggles and their own insights.

I support them through the three-pointed therapeutic relationship of the image, the patient and the therapist, to integrate their feelings and, over time, access their strengths. At other times my response is non-verbal – just noticing the movements or the flow of their work. I often feel I am acting as a witness to what the patient has expressed, yet so often images speak for us when words fail or are difficult to find.

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